Belle soirée hier soir, un Jacques Vergès en grande forme ! encore merci Jacqueline !
Beaucoup plus de "nuances" sur le film, surtout sur l’approche historique et des longueurs point utiles à mon sens.
Plus graves, les "oublis" historiques, qui, s’ils sont involontaires dénotent une grande méconnaissance ou s’ils sont volontaires donnent à douter de la volonté profonde du réalisateur.
Exemples :
quid du congrès de Bandung en avril 1955 qui donna naissance au Mouvement des non-alignés, favorisa l’entrée de la Chine à l’ONU et donna un souffle nouveau aux luttes anti coloniales ?
quid de la fondation à Damas du Parti ba’as arabe et socialiste par nottament Michel Aflac qui prônait un nationalisme pan arabe, avec pour principe fondateur la laicité ! qui influença la pensée politique arabe de Nasser à nos jours ?
quid du particularisme de ce nationalisme et de ce socialisme qui permet de comprendre (ou de créer la confusion) avec des mouvements ou des individus que nous qualifions d’extrème droite, notion qui n’a quasiment pas de sens dans la philisophie politique ba’assiste ?
quid de l’importance de la presse d’extrème gauche dans les années soixante dix en France ?
Quid de la coupure idéologique survenue après la mort de Mao, passage de l’espoir révolutionnaire à l’acte nihiliste pour certains ?
Quid de la théorie de la" troisième voie" qui eu une certaine importance depuis le milieu des années soixantes et permis la jonction de présumés inconciliables ?
Je pourrai encore continuer mais je ne citerai que ce qui m’est apparu comme un amalgame entre les "terroristes" apparus après 1980, comme s’il n’y avait qu’ un Terrorisme avec des visages multiples.
Bien sur tout n’était pas négatif, peut être l’ampleur du sujet dépassait le cadre d’unseul film.
Heureusement qu’il y avait Jacques Vergès, qui par son talent sait retenir l’attention.
La partie débat fut particulièrement intéressante, nous avons pu trouver chez Jacques Vergès, qu’on l’apprécie ou non, l’existence d’une éthique dont la loi n’est parfois pas l’expression.
Pour conclure, je dirais que la Diké n’est pas soluble dans la Lex et que l’inverse serait souhaitable