Image de l’Art, Art de l’image...
C’est en quelque sorte un "arrêt sur image" que nous proposons cette année. Paradoxe quand il s’agit de cinéma. Le cinéma art du mouvement, est-il à même de cueillir l’instant béni de la création esthétique, peinture, danse, photo, théâtre, musique, d’en transmettre l’émotion, quand seul le contact et la proximité de l’œuvre peuvent donner accès à l’œuvre ? Cette "représentation de la représentation" que constitue le documentaire fige-t-il l’œuvre dans un appauvrissement ou bien au contraire est-il rebond fécond ? Tout un programme pour la thématique choisie cette année pour le Mois du Documentaire ! Interrogeons l’image, langage et art autonome mais aussi vecteur de culture et d’éducation citoyenne. Questionnons-nous sur son pouvoir, sur sa capacité à informer, mais aussi à déformer. Enfin recevons le documentaire comme Art à part entière. Nous nous sommes passionnés pour cette thématique et vous présentons un programme riche et éclectique : nous espérons qu’il vous passionnera à votre tour. Excellent mois du Documentaire !
Fernand Léger, les motifs d’une vie ( Alain Bergala) 52’ 1997 Le documentaire face à la peinture . Tout au long de la vie de Fernand Léger s’inscrivent des motifs, figures et objets qui ponctuent son œuvre. C’est le thème choisi par le réalisateur Alain Bergala. Par nature, le cinéma est un art du mouvement. Comment peut-il alors rendre compte de l’image fixe ? Il lui faut inventer un cheminement dans les tableaux, à partir de points d’accroche. Il impose alors un regard Léger se défend de tout sentimentalisme dans son œuvre. Les visages qu’il peint sont inexpressifs, et ses décors sont irréels, malgré la matérialité qui émane d’eux. Pourtant, dans son documentaire, Alain Bergala parvient à dégager l’humanité qui imprègne ces tableaux. Mardi 22 novembre 2005, 19 heures, MJC Picaud, Cannes, en présence du réalisateur et de Frédéric Altman et de Brigitte Hedel-Samson conservateur au musée national Fernand Léger Partenariat Académie de Nice DAEMI, Ville de Cannes, Médiathèque de Cannes et MJC Picaud. Cocktail avant la projection.
« Tomasi, le Requiem perdu », (Jacques Sapiega) , 52’,2001. Dans les années troubles de la deuxième guerre mondiale, Henri Tomasi écrit un requiem dans un style des plus étonnants. Il n’est « donné » qu’une seule fois en mémoire aux martyrs de la Résistance, puis c’est l’oubli... 50 ans plus tard, sous l’impulsion de Claude Tomasi son fils, cette œuvre magnifique ressurgit en même temps que l’ensemble de l’œuvre à l’occasion du centenaire de la naissance d’Henri Tomasi. Jacques Sapiéga a retracé une émouvante reconstitution de la biographie singulière du musicien. En parallèle, son film restitue la recréation du Requiem pour la paix par Michel Piquemal et le Chœur PACA. Le réalisateur a su saisir à travers ses images, l’intensité particulière et les contrastes propres aux œuvres de Tomasi. Vendredi 25 novembre 2005,19 heures, salle Alexandre III, Cannes, en présence du réalisateur Jacques Sapiega, de Michel Piquemal, d’Emmanuel Durand (COPSI productions) ainsi que de Claude Tomasi, fils du compositeur. Un cocktail précédera la projection. Uniquement sur invitations. Rens et inscriptions : clemi@ac-nice.fr 04.92.15.47.22
Le programme de nos partenaires :
Mar 22 novembre 2005 19H - F. LEGER 9H 14H 18H 20H30 Mer 23 novembre 2005 EDVARD MUNCH 21H - THE KID STAYS... Jeu 24 novembre 2005 EDVARD MUNCH EDVARD MUNCH CAMERA KIDS EDVARD MUNCH Ven 25 novembre 2005 THE KID STAYS... THE KID STAYS... EN PLEIN CAUBERE THE KID STAYS... Sam 26 novembre 2005 THE KID STAYS... CAMERA KIDS EDVARD MUNCH Dim 27 novembre 2005 Lun 28 novembre 2005 CAMERA KIDS CAMERA KIDS THE KID STAYS... CAMERA KIDS Mar 29 novembre 2005 EN PLEIN CAUBERE EN PLEIN CAUBERE EN PLEIN CAUBERE EN PLEIN CAUBERE 14H 18H 20H30 Mer 30 novembre 2005 20 CENTIMETRES JE NE SUIS PAS LA... Jeu 1 décembre 2005 JE NE SUIS PAS LA... 20 CENTIMETRES Ven 2 décembre 2005 JE NE SUIS PAS LA... JE NE SUIS PAS LA... JE NE SUIS PAS LA... Sam 3 décembre 2005 JE NE SUIS PAS LA... 20 CENTIMETRES Dim 4 décembre 2005 Lun 5 décembre 2005 20 CENTIMETRES JE NE SUIS PAS LA... Mar 6 décembre 2005 JE NE SUIS PAS LA... 20 CENTIMETRES
Médiathèque de Cannes 1, avenue Jean de Noailles 06400 Cannes 04 97 06 44 83
l’Afrique
Ousmane Sow (1999) - 52 mn de Bruno Affret Ousmane Sow naît à Dakar en 1935. Sculptant depuis l’enfance tout en exerçant pendant trente ans le métier de kinésithérapeute, c’est seulement à l’âge de cinquante ans qu’il fait de la sculpture son métier à part entière. S’attachant à représenter l’homme, il travaille par séries et s’intéresse aux ethnies nomades d’Afrique puis d’Amérique. Puisant son inspiration aussi bien dans la photographie que dans le cinéma, l’histoire ou l’ethnologie, son art retrouve un souffle épique que l’on croyait perdu. Fondamentalement figuratives, témoignant d’un souci de vérité éloigné de tout réalisme, ses effigies colorées plus grandes que nature sont sculptées sans modèle. Ces figures ont la force des métissages réussis entre l’art de la grande statuaire occidentale et les pratiques rituelles africaines
Tambours et Djembes du Burkina Faso (2003) - 70 mn
Au cœur de la brousse burkinabé, le tambour était l’instrument sacré qui remplaçait la voix humaine dans de multiples occasions ritualisées... Aujourd’hui, il est détourné et trouve une place de choix dans le renouveau culturel africain... Patrick Kersalé est allé enregistrer et filmer, loin des tracées touristiques, des femmes et des hommes qui perpétuent naturellement les traditions musicales transmises par leurs parents, qui les avaient eux-mêmes apprises de leurs parents...
la danse
Jean-Claude Gallotta. Mammame (1986) - 65 mn de Raoul Ruiz Mammame ! Sur une musique d’Henry Torgue et Serge Houppin, la joyeuse troupe s’ébroue, la caméra de Raoul Ruiz traque la chorégraphie de Gallotta, l’amplifie et la recrée.
la musique
Freedom now (2004) - 75 mn de Guillaume Dero, Guy Girard, Jacques Goldstein Films produits pour la télévision, qui proposent une réflexion sur les rapports entre l’image et la musique dans un esprit de création et de liberté aussi large que possible.
The spirit of gospel (1998) - 95 mn de Régine Abadia, Joseph Licidé Un portrait contemporain du gospel aux Etats-Unis, des images fluides et rythmées, à l’image de la ferveur qui anime les participants.
la peinture Histoire d’un secret (2002) - 90 mn de Mariana Otero Après 25 ans de silence, le père de la réalisatrice Mariana Otero lui révèle, à elle et à sa sœur, les véritables circonstances du décès de leur mère, artiste-peintre. Mariana tente alors de reconstituer l’histoire d’un secret si longtemps gardé qu’il en avait effacé de sa mémoire jusqu’au souvenir de la disparition de la défunte.
Vitraux de Soulages (Les) (1994) - 48 mn de Jean-Noël Christiani Les étapes successives de conception et de réalisation par Pierre Soulages de vitraux destinés à l’abbatiale de Sainte-Foy de Conques.
le cinéma
Histoire(s) du cinéma : Toutes les histoires. Une histoire seule (1980) - 93 mn de Jean-Luc Godard Premier volet d’un gigantesque travail d’archives sur le cinéma.
Histoire(s) du cinéma : seul le cinéma. Fatale beauté (1980) - 54 mn
L’histoire du 7e art revisitée par Godard, une cinémathèque imaginaire, généreuse, exaltée, intime...
Histoire(s) du cinéma. La Monnaie de l’absolu. Une nouvelle vague (1980) - 53 mn
L’histoire du 7e art revisitée par Godard, une cinémathèque imaginaire, généreuse, exaltée, intime...
Histoire(s) du cinéma : le contrôle de l’univers. Les signes parmi nous (1980) - 64 mn
L’histoire du 7e art revisitée par Godard, une cinémathèque imaginaire, généreuse, exaltée, intime...
le Japon
Tokyo Blues et Sushis confits (2004) - 81 mn de Frédéric Laffont A travers le portrait de Fumiko, l’un des chefs de cuisine les plus doués de sa génération, c’est un film sur la création, la quête de perfection, le plaisir et le goût, que réalise F. Laffont... Entre Tokyo et Paris, la quête d’un artiste cherchant son chemin...
Tambours de Tokyo. Live Oedo Sukeroku Tairo (2004) - 58 mn de Oedo Sukeroku Taiko 10 titres en live de musique techno / Electro : Matsuri, Dashi, Seija, Yakune Midare, Kizuna, Shunrai, Sukeroku-Bayashi, Ko No Katarai, Mikoshi
le théâtre
Tambours sur la digue (2002) - 136 mn de Ariane Mnouchkine Le pari d’Ariane Mnouchkine n’est pas de filmer le théâtre, de conserver du vivant, de mettre le vivant en conserve. Mais au contraire de faire œuvre de création cinématographique. Il s’agit donc bien de cinéma et non pas de théâtre filmé. Pour Ariane Mnouchkine il s’agissait de dire comment faire pour que ce spectacle éphémère, comme tout théâtre, puisse profiter à ces gens qui n’auront pas la chance d’être ici (à la Cartoucherie), de le voir en représentation théâtrale. Donc de donner la possibilité à un plus grand nombre d’assister à la représentation (théâtrale) malgré tout. »